L'indécence du subjectif face aux adieux peu dignes

L'indécence du subjectif face aux adieux peu dignes
Des bras qui s'enchevêtrent, des lèvres qui se frôlent; le plaisir d'imaginer et d'user la science du rêve.
Puisque nos yeux ont l'avantage d'être deux, admirons l'excentricité des gestes et prônons l'indécence...






Bonjour jeunesse dorée de Paris,*

Il fait si froid que j'ai décidé sur un petit coup de folie d'abandonner mon appareil photo, mon crayon, et tous ce qui me sert à exprimer ce que je ressens. J'abandonne les belles paroles, les beaux discours, les semblants et les débuts de passion, et je me laisse ensevelir par le vent glacial et si hivernal. Je laisse de côté Messire et tout le blabla, toutes ces histoires infantiles et ennuyeuses, faute d'en avoir parler, je crois que la magie des "mots pour soigner les maux" ne me fait plus aucun effet. Je repars du bon pied, ou plutôt avec cette bonne pensée, celle qui vous fait espérer, celle qui vous rend euphorique, celle qui à cet effet psychédélique si entrainant. Avec tous ces mots, j'ai la simple impression d'avoir déjà pris mes résolutions (navrant), enfin, j'ai encore quelques petits jours pour abandonner ce dont à quoi je me résous. C'est un sentiment de satisfaction de savoir que d'une part j'ai renoncé à ce qui me semblait impossible, de paraître aussi décidée (Indécise refoulée ?).
Malgré cette satisfaction, la seule chose à laquelle je ne m'engage pas, c'est d'abandonner l'écriture, les belles paroles et mes débuts de passion bien que j'ai lachement renoncée à mes tribulations, mes textes déferlants et toutes ces conneries abordant ma bêtise et ses conséquences (pas si désastreuse que ça je crois), je devrais m'y mettre à nouveau, écrire, même pour ne rien dire (navrant, encore une fois). Même si ce n'est pas ma petite main qui s'empare d'un stylo, taper sur un clavier me va tout aussi bien tant qu'il y a un nombre incalculable de mots et de pensées réunit en bloc au plaisir des yeux, tout me va. Je crois que c'est ça le syndrome des Littéraires, plus il y a de mots, plus on jouit d'une satisfaction de grand enfant. Simplement cette satisfaction ne s'émancipera plus sur "Psychedelique01", peut-etre autre part qui sait...


* déjà longtemps que je n'avais pas évoquée autant de faits (utile ou pas, qu'importe). Je crois que c'est le temps du renouveau. . .





Bises romantiquement gelées
M.





Les adieux fondent toujours en nous et, malgré nous, des petits espoirs de retrouvailles [...]

Au plaisir d'écrire,
même pour ne rien dire. Adieu
.





# Posté le dimanche 03 mai 2009 09:23

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 06:28